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 Yume Niru.

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Messages : 45
Date d'inscription : 11/08/2011
Age : 22
Localisation : Retourne toi.

MessageSujet: Yume Niru.    Sam 20 Aoû - 22:38



Yume Niru
« Un Shinigami affectueux. »


» Identity Card



Identité

Nom : Niru.
Prénom : Yume.
Surnom : Diablotin.
Âge : d'apparence 15 ans, mais maintenant compter ne l'importe guère.
Sexe : Masculin.
Arme : Ruban coupant et solide, plus long qu'un homme, de couleur azur.
Groupe : Shinigami.




Avis Globale

Doux d'apparence, fragile et maladroit il cache en lui un homme mûr et réfléchi qui dissimule un passé d'humain douloureux. Yume ressent en lu une haine constante contre les humains depuis qu'il apporte la mort. Né d'une famille de petits nobles, il se contentait d'abord de vivre. Mais, suite à la mort subite de son frère, la rage prit possession de son corps pour le mener à faire de nombreuses bêtises... [/color]


Physique

Yeux : Bruns.
Cheveux : Courts et sombres.
Particularités : Un oeil en moins, un bandage grotesque, mais simple qui protège le trou béant qui s'est imposé à la place de sa pupille.



Caractère

Comédien, Courageux, quoique restant un peu gamin par moment, dur et parfois sadique sans pour autant oublier teigne.




I. DESCRIPTION PHYSIQUE



Ce qui définit un homme n’est pas forcément son physique ni son attitude. Ce serait comme dire d’une femme aux hanches creuses qu’elle est prostituée ou d’un homme boitant qu’il est benêt. Je pense que les meilleurs exemples sont les Shinigamis. Ils ont chacun une attitude, certes un peu spéciale, mais qui les rend sérieux, amoureux, craintifs, et pourtant, ils sont réputés pour apporter la mort. C’est sûrement pour cela qu’il vous est pratiquement impossible de les reconnaître dans une communauté, vous humains. Il est donc important chez eux de classer, en deux parties bien distinctes, leur maturité morale et leur physique. Soulignons le cas de Yume.

Frêle plus que tout, ses épaules basses, sa taille fine et ses hanches inexistante. Sa taille n’arrange en rien la chose, elle est bien trop petite pour un homme. Ses cuisses et ses mollets ne sont guère mieux. Presque aussi fines que ses bras, ses jambes sont pourtant agiles. Ses petites mains féminines ont souvent tendance à s’aventurer sur son visage doux. Il espère ainsi cacher la rougeur de ses pommettes. Hélas, ça ne suffit jamais, son visage est resté bien trop rond et enfantin pour que ses longs doigts fins le recouvrent entièrement. Au moins, il n’en a besoin que d’une pour cacher un œil puisque l’autre est recouvert d’un pansement facilement retirable. Il n’y a donc qu’un œil brun au reflet rouge sang qui trône au-dessus de son petit nez en trompette, discret. Les ficelles de son bandeau croisent le dessin fin et presque invisible de ses sourcils. Sourcils déjà cachés derrières de longues mèches bleues virant vers le violet. Ses cheveux ont d’ailleurs la bonté de s’arrêter à temps pour laisser apparaître son cou fin et sa pomme d’Adam discrète. Jamais vous ne le verrez décoiffé. Si oui, c’est que vous avez eu la chance de passer la nuit dans son lit. Mais je doute qu’au matin, vous songerez à sa coupe plutôt qu’aux bons moments passés en cette soirée.

Tout cela ne trahis en rien son caractère farouche et réfléchi. Son instinct meurtrier dû à son métier peut à peine se lire dans l’agilité de ses doigts. Yume sait se faire passer pour maladroit et sans défense pour que les autres ne se méfient point. La douceur qu’ils utilisent dans ses mots et le calme propre à celui d’un ruisseau coulant en même temps que ses paroles n’aspirent que confiance et non méfiance. Il n’y a que lors de combats acharnés, contre un démon qui s’oppose à la mort de son maître ou bien un guerrier mourant qui recouvre ses dernières forces pour vaincre la mort, que la personnalité de Yume reprend le dessus. Son oeil n’est plus aussi arrondis et curieux qu’avant, il se plie et devient aussi perçant que celui d’un aigle en chasse. Son corps se tend si fort que quelques muscles font leurs apparitions. Et il vole avec tant d’agilité et d’aisance que l’on voit en lui un adulte et non un enfant.

Vous pourrez chercher aussi loin qu’il le faut, Yume possède un don théâtral appuyé. Si ce n’est en plein duel. Aussi, douleurs, tristesses, réflexions, remerciements, malaises ou encore colères, ne peuvent se lires ni dans son regard, ni dans la façon dont il se comporte. Comme ils disent, un Shinigami ne se trahira jamais. Ils sont entraînés pour cela.


II. DESCRIPTION MORALE



La couleur ne donne pas forcément le ton. On peut en dire autant de Yume. Sa coquille douce et maladroite cache en elle une flopée de sentiments bien contraires à ce que l’on pourrait penser. Il ne faudrait pas croire qu’il cherche à vous rendre service à ses mots pleins de compassion. Il ne faudrait point se méprendre en le taquinant sans songer à votre vie bien que son rire paraît bien réel et ses réprimandes timides. Si je décrit un physique sage, j’enjoliverais son caractère dur, allant jusqu’à toucher le sadisme par moments. Quand il joue la comédie, il prend soin de cacher, au plus profond de lui, les tristesses et les douleurs de son passé, comme chacun se doit d’avoir. Il dissimule dans un coin la réticence qu’il éprouve auprès des humains et de leurs soucis qui, à ses yeux, sont moindres et sans importance. La perte d’un objet précieux qui va de père en fils depuis des générations pourrait porter malheur à une famille pendant plusieurs semaines, mais Yume n’y verrait qu’une inutile tradition en moins. Même la perte de votre enfant lui paraîtra futile.

Mais tout ça ne sont que des pensées bien pessimistes et presque mélancolique. Il n’est pas sage de n’être rempli que de cela. Yume possède de nombreuses qualités que son travail en tant que Shinigami lui permet d’étaler. Il est porteur d’une mémoire sans faille depuis qu’il apporte la mort, aucun détail ne lui échappe. Impossible de le tromper sur une histoire qu’il a vécu. On peut compter sur lui pour décrire chaque personne au cours d’un bal. Yume ne regarde jamais l’ensemble d’un groupe de personne, mais aime, au contraire, faire attention aux détails les plus discrets et inutiles soient-ils. Outre cela, il est talentueux pour tout ce qui est communication et sociabilité. Il sait autant se fondre dans la masse que faire porter l’attention sur lui. En rajoutant sa façon de danser en silence avec son ruban bleu lors de ses combats, il a tout d’un assassin. D’un espion impossible à repérer.

S’il semble savoir courtiser une damoiselle en ne lui tarissant point d’éloge sur sa beauté et en la fixant de ses yeux feignant une affection quelconque, il ne peut que songer à la haine qu’il porte à de quelconques épousailles. L’amour pour lui est un sentiment humain, donc détestable. C’est une façon à lui de se dire que ça ne lui arrivera jamais de s’attacher à quelqu’un. Mais ce qu’il redoute, même avant de s’accrocher à une jeune fille, c’est de la perdre. Ah ! L’amour, un sentiment qui ose casser l’apparence que l’on tente de donner, quelque soit la race ou la profession. Heureusement pour lui, Yume n’a fait jusqu’ici que feinter aimer de jeunes damoiselles à la fleur de leurs âges, histoire de s’amuser.

Notons que le jeune garçon aime traînailler dans le décor de sa prochaine victime. Il en profite, quand il sait que son prochain mort est un vieux chanteur d’opéra qui mène sa dernière représentation avant d’aller se laisser prendre par la mort en coulisse, pour se mêler à la foule, profiter du spectacle et des gens. Se faire passer pour son personnage timide et maladroit. N’oublions pas que Yume n’aime pas prendre simplement l’âme de sa victime. Il aime, tel un chat, jouer avec avant qu’il lui laisse la vie. Soit lui faire croire à un nouvel espoir, soit le mener à croire que sa famille n’avait, de toute sa vie, que profiter de lui, de son argent, ou encore que le bien aimée d’une dame n’était en fait point mort.

Lorsqu’il se doit de s’engager dans un combat, il est, certes, bien agile et rapide, mais aussi modeste. Il ne se considère point plus fort qu’un démon ou qu’un mourrant courageux. Il n’aime pas se faire de fausses allusions qui pourraient le mener à une défaite. Il est très réfléchis en ces moments-là, Yume éprouve du plaisir à se battre. Il utilise toute la volonté qu’il puisse trouver en lui et son courage est sans pareil. Il n’a aucune raison d’avoir peur puisque qu’il est la mort lui-même. Quant à son immortalité, il la vit très bien, la solitude vis-à-vis des mortels ne semble pas le gêner. Il vit avec bonheur, à sa façon, tout en ne pouvant plonger dans l’ennui grâce aux âmes qu’il ramène à ses supérieurs. Il n’éprouve même pas le besoin de monter en grade auprès des Shinigamis. Il est ce qu’il est et il le reste jusqu’à l’infini, puisqu’il en est ainsi.

Cependant, outre le sentiment au nom d’amour, il se doit d’avoir une faiblesse morale. Quelque chose d’aussi fragile que l’apparence de son corps. Une faille dans sa coquille, un trou béant au fond de lui. Qu’est-ce donc ? Le manque d’affection. Il ne se l’avoue guère, même point du tout. Mais c’est là le seul sentiment qu’il garde en lui qui soit un tant soit peu humain. Si vous arrivez à trouver cette faiblesse, il vous suffira de lui prouver une affection quelconque et peut-être que votre vie sera vaine. Il ira jusqu’à se faire punir par ses supérieurs en vous laissant la vie pour une simple et sincère accolade. Mais prenez garde, il n’est point dupe. D’un moment à un autre, il peut déceler votre jeu et mettre un terme à votre vie, le plus cruellement possible. Contre les Shinigamis, qui connaissent sa faiblesse, il ne peut que se faire harceler au prix de l’amusement des autres.



III. L'HISTOIRE



Diable ! Il y a plus d’un millier de façon de devenir ce que je suis aujourd’hui. Aussi, je ne saurais toutes vous les conter. Car, moi-même, je ne puis les connaître entièrement. Ceci dit, des légendes détournées racontent qu’il faut mourir pour pouvoir le devenir. D’autres que certains sont corrompus, trahis, et que seul leur maître connaîtrait leur vie d’antan. Puis, quelques archives, entreposées aux coins des réserves de bibliothèques, démontrent tous ces dires. Dans une belle écriture calligraphique, datant probablement de bien avant notre époque, ces feuilles tentent de prouver qu’il suffirait d’une unique volonté, d’un simple but. Que cela aurait l’allure d’un pacte avec démons ou anges. Il me semble même que cela soit bien plus facile. Car, outre la hiérarchie des Shinigamis, nous sommes en quelques sortes démons nous-même.

J’ai été humain autrefois, pendant plus d’une quinzaine d’années. Je n’ai que de vagues souvenirs de cette vie. Même l’amour que me portaient mes parents, petits nobles d’un terrain modeste, ne me revient guère en mémoire. Il y a deux ou trois choses dont je me souvienne parfaitement ; tout comme mon immaturité. Diable, j’étais bel et bien stupide. Je hais aujourd’hui tout ce qui m’amusait enfant et j’approuve tout ce qui me rendait capricieux. Je n’étais en moi-même qu’un monument de bêtise. La seule chose que mon cœur ose s’avouer aujourd’hui vis-à-vis de cette vie passée, c’est de la culpabilité. Oui, je me sens atrocement coupable d’avoir fait supporter mon existence à mes proches.

Les deux dernières années en tant qu’humains furent les plus marquantes, je le crains. Cette année-là, mon jeune frère perdit la vie, emporté par une maladie mortelle qui courait les rues depuis peu. J’avais été assez stupide pour songer à un meurtre, une trahison quelconque de la part de nos domestiques. Bien sûr, quand je le criais alors sur le haut des toits, personne ne me crus. Ils me pensaient fou suite à la mort de mon petit frère. Ils avaient raison. Je me souviens même de ma mère qui me rappelait tout le temps combien je lui faisais honte. Mon père, quant à lui, n’osait même plus m’adresser la parole. J’en ris à présent sur le fait que cela ai pu m’anéantir autant. Ce n’était que de pauvres humains avec leurs problèmes médiocres et leurs ignorances vis-à-vis du monde qu’ont leurs cachaient.

Reprenons. En tant qu’adolescent, je me devais bien sûr de n’en faire qu’à ma tête. Malgré les coups que l’on me donnait pour mon bien, je ne pus résister à la vengeance inutile qui coulait en moi. Dans ma chambre, pendant une nuit orageuse et sombre, un démon vint à moi. Ma soif de vengeance était telle qu’elle paraissait même vraie aux yeux d’un démon affamé. Je ne souviens pas plus de cette nuit que les autres. Seule la douleur qui m’envahit lorsque je pactisais avec lui ressurgit à chaque fois que j’y pense. À la mode de cette époque, il m’implanta le seau dans l’œil droit. L’enfant chétif et peureux que j’étais eu mal pendant plus d’une semaine suite à cela. Puis, passèrent deux ans où je me promenais toujours avec ce soi-disant majordome. Je ne me souviens même plus du nom que je lui donnais, ni de ce qu’il éprouvait pour mon âme, même son attitude ne me revient pas à l’esprit.

Peu importent. Ce passage de ma vie d’humain est aussi médiocre que le reste. Ce qui compte dans le récit de mon passé fut l’instant où mon ancien démon comprit alors qu’il s’était fait buffler, que jamais il ne pourrait dévorer mon âme car la vengeance de celle-ci ne pouvait être calmé, puisque aucun meurtre n’avait eu lieu. À moins qu’il soit possible de tuer une maladie, jamais il n’aurait le droit à mon âme et pour toujours il devrait me servir. Comme je me hais aujourd’hui, il me crachait dessus depuis le début et ne souhaitait que la fin de l’histoire : Un repas qui n’arriva jamais. Pris de rage, il m’arracha l’œil où il avait implanté son seau. La douleur se réveille encore par moments, bien plus que la souffrance du pacte.

Bien qu’il m’appartienne officiellement encore et toujours, je ne pourrais plus jamais le soumettre à mes ordres. J’avoue que le trou béant qu’il a laissé à la place de mon œil s’était, il y a peu, transporté en mon cœur. Qui puis-je ? Le temps d’un pacte, le démon est comme notre moitié, le perdre est affreux et la douleur incompréhensible. De plus, bien qu’il arrive, lors de catastrophe ou de meurtres en séries, que tout un groupe de Shinigamis soit envoyé, nous travaillons chacun pour soit, nous sommes seuls et donc sans amis. Dans une mission, il est même de mauvais présage de rencontrer un compatriote. Je suis en général le mauvais présage et non celui à qui il arrive malheur. Comment ai-je pu devenir ce que je suis aujourd’hui ? Aurais-je été assez bête pour, plein de désespoir, me lancer dans ce travail ? Serais-ce la perte du démon qui m’a mené à mal ? Ou ma propre personne ? Je crois qu’il y ai un peu de tout.

Les derniers jours de ma vie humaine furent atroce. Avec un œil en moins j’étais considéré comme handicapé ou bien monstre. Mes parents voyaient en cet événement un signe de malheur. Le peu d’amour qu’il m’avait donné ces derniers temps se fana telle une rose tentant de vaincre le froid de l’hiver. Mes amis, mes proches, un par un, commencèrent à ne plus oser me regarder. Seul, sans mon démon, sans quelqu’un sur qui m’appuyer, je demeurais ainsi, en manque d’affection. Manque qui perdure encore et toujours. Je n’y peux rien. Un Shinigami n’a certes pas le droit à la pitié, mais j’en éprouve tout de même, pour moi-même. Quoi qu’il en soit, le désespoir pris possession de mon corps, j’avais besoin de m’accrocher à quelqu’un, de devoir quelque chose à un individu.

Sachant que je n’avais alors plus de démon et que je ne voulais plus en avoir, je me lançais sans plus attendre à la quête d’une autre façon de se venger de je ne sais quoi. C’est avec stupéfaction que j’appris l’existence des Shinigamis. La mort existait donc belle et bien. Tout ce que je lisais à propos d’eux m’inspirait. Même la façon dont ils étaient coupé du monde. Il me manquait une volonté, une dernière pour qu’ils m’acceptent en leurs seins. Je réservais donc une vengeance sans faille à ma propre famille. Qu’avais-je à perdre ? Ils ne valaient plus rien pour moi. Je choisissais alors une nuit orageuse pour me concentrer sur cette fausse rage. Je me souviens avoir été étonné de savoir à quel point c’était simple. Après tout, cette colère n’était peut-être pas totalement fausse. Hélas, j’avais beau perdurer toute la nuit, rien n’arriva. La mort ne vint point me trouver. J’aspirais à la déception.

Une idée me vint quelques mois plus tard. À réfléchir enfermé dans ma chambre sur ce sujet, il était évident que je puisse trouver une quelconque idée. Celle-ci était brillante, même aujourd’hui je m’applaudis encore. Pourquoi n’y avais-je point penser plus tôt ? Pour trouver la mort, autant la provoquer. Non, je ne comptais pas faire une tentative de suicide, je n’en avais pas le courage. Cependant, rapporter un mort sur un plateau frais aux enfers, eux-mêmes, les obligeraient à se manifester. Je ne pouvais plus attendre. Impatient, je cherchais alors dans ma chambre une quelconque arme qui puisse suffire à achever l’un de mes domestiques. Pas question de s’attaquer de suite à la famille, ça trahirait le fait que je puisse me débrouiller sans les Shinigamis. Je ne trouvais alors qu’un tissu renforcé. En deux de temps, je le bricolais en un long ruban.

Je me souviens des regards que l’on posait sur moi lorsque je me baladais dans les couloirs, suivit de ma ficelle bleue bricolée que je traînais au sol, à la recherche du plus haut domestique de la maison. J’étais crasseux, décoiffé, mon pansement était déchiré et mes yeux fatigués. Je ne crois pas avoir jamais fait aussi mauvaise figure en sortant de ma chambre. Je rentrais dans un boucan énorme dans la chambre de ma future victime. Diable que je m’aimais à cet instant ! Avec plus d’agilité que je n’aurais attendu de moi-même, j’enroulais mon ruban bleu autour du cou fin et endormi du domestique. Je le serrais alors. Je me souviens la joie que je ressentis alors à constater qu’il souffrait encore plus que prévu. Le tissu était si solide et si tranchant, qu’une fine coulée de son sang me chatouilla les mains. Enfin mort, je me retirais et attendit en trépignant l’arrivé d’un quelconque dieu de la mort. L’impatience me brouillait si bien l’esprit que, bien que toute la maisonnée s’y soit mis, je ne faisais guère attention aux coups strident qui furent donnés à la porte pour tenter de savoir quelle était la situation.

Personne ne venait, rien ne prenait l’âme de l’homme. La rage que j’avais ressentis à ce moment grésille encore au fond de moi. Tout le monde fut pris de court quand je sortais de la chambre d’un pas trop vif pour mon corps frêle d’un mouvement trop sûr pour mon esprit en miette. Sans me contrôler, je dansais avec le ruban, de-ci, de là. Par chance, par maladresse peut-être, il toucha chacun en un instant, tous moururent. Toujours rien ni personne ne vint à leurs rencontres. La rage prenait le dessus, encore et encore. J’avançais dans ma demeure, tuais, avançais, tuais. Trop vite pour qu’ils aillent chercher des armes, pour qu’ils se défendent.

« Viens ! M’entendais-je crier. Viens à moi shinigami ! Venez prendre leurs âmes ! Pauvre d’eux. Venez ! Venez à ma rencontre ! »
« Arrête de brailler ainsi. Tu risques de réveiller les morts. »

La surprise fut elle, qu’en me retournant je tombais à la renverse sur un ou deux cadavres. Un homme se dressait devant moi, plus grand que tous ceux que je connaissais et pourtant si recourbé sur lui-même qu’il fut presque à ma taille. Ses yeux or me toisaient hautainement. Une fois que j’eu finis de reluquer sa chevelure inexistante, il reprit la parole, ce qui me fit sursauter.

« Soit un peu plus patient, tu veux ? Je vais les emmener tes âmes. »
« Vous êtes… Un Shinigami ? »
« Bouh. » fis-t-il, las.

Je recouvrais force et volonté et me relevais d’un bond.

« Je veux devenir comme vous ! »
« Et en quel honneur ? »
« Je veux me venger ! »
« Et de qui donc ? »
« Ma famille. »

Il jeta un coup d’œil aux nombreux cadavres qui gisaient au sol. Je suivais son regard et tombai avec surprise sur le corps de mes parents puis, non loin, de mon oncle, soit ma seule famille.

« Je ne pense pas que tu aies besoin de moi pour cela… »
« Il doit bien avoir un autre moyen ? »
« Nop’ ! »

Il commença le tour des cadavres. Je remarquais avec stupeur qu’il déchiffrais leurs vies avant d’y mettre réellement un terme. Je cherchais en vain quelqu’un sur qui je pouvais déposer ma vengeance tout en restant crédible. Ma famille, mes domestiques… Déjà fait. Certes, il y avait sûrement une famille éloignée qui pourrait me servir, mais la crédibilité me jouait défaut de ce côté-là. Une illumination me prit si soudainement qu’un vertige m’emmena à m’affaler le long d’un mur comme une loque.

« On veut rejoindre ses proches ? » Je biaisais la question.
« Peut-on se venger d’un démon ? »
« … Ça dépend. Quel genre de vengeance ? »
« N’importe quoi. »
« Alors oui, c’est possible. C’est dur, mais c’est faisable. »

L’espoir revint en moi aussi vite qu’il était parti. Le Shinigami soupira, il ne pouvait maintenant qu’accepter de m’aider. C’est la loi des Shinigamis. Je reformulais ma volonté.

« Moi, Yume, petit comte et héritier des terres Nuri, je voudrais devenir Shinigami pour toujours en me basant sur la vengeance que je porte à mon ancien démon. Que ma volonté soit faîtes et je serais sous vos ordres. »
« Je n’ai donc pas le choix…»



------------


Une année fut consacrée à mon entraînement. Je choisis comme arme mon ruban qu’on modifia en le rendant plus solide. Les missions se succédèrent sans trace du démon, je l’oublie presque. Cependant, je me demande toujours si cette volonté était réelle ou non.




IV. DERRIÈRE L'ECRAN

Prénom: Louise.
Age: 14 ans.
Niveau de RP: Je ne sais pas, je n'en ai pas conscience, je commence depuis quelques mois, voir un an peut-être.
Comment avez-vous connu le forum? Par l'amour que je porte à ce manga *O* et par de longues recherches ^^.
Comment trouvez-vous le forum ? Graphisme sympathique, forum accueillant et apparemment assez familial à la vue de peu de membres, ce qui ne me déplais point, au contraire !
Remarques:*O*
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Mello
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MessageSujet: Re: Yume Niru.    Dim 21 Aoû - 10:29

    Tout ça me plait bien. ♥ Un petit shinigami à la tête d'ange, jamais on aurait cru voir ça un jour. xD
    Validé, bon RP ! (:

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MessageSujet: Re: Yume Niru.    Dim 21 Aoû - 10:58

*O* Thanks a lot.
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MessageSujet: Re: Yume Niru.    

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Yume Niru.

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