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 Etre au pire endroit, au meilleur moment. ( PV : Lenny )

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MessageSujet: Etre au pire endroit, au meilleur moment. ( PV : Lenny )   Ven 2 Sep - 20:40

En une lumière discrète et vive, je me retrouvais au coin d’une rue salle et dépravée. Malgré cela, je m’étais vêtue de façon sophistiquée et soignée. Je ne vais point tarir d’éloges sur mon ensemble noir, pantalon et chemise, qui me donnait un air plus adulte, plus responsable. Je ne vais point non plus en taire sur la chemise blanche dont le col était recouvert d’un nœud papillon rouge que j’avais moi-même attaché. Sans oublier la rose pourpre qui égayait le tout avec style et délicatesse. Mes souliers noirs se faisaient oubliés bien qu’ils paraissent quelque peu trop grands pour moi. Je repassais une main délicate dans mes cheveux coiffés de façon à ce que mon front blanc soit visible de tous. Je savais ma vue agréable bien que ce ne soit pas ici l’endroit le plus populaire de tous. Je ne faisais que me répéter en mon esprit de la chance que j’avais à ne pas à avoir ramasser les âmes des vermines puantes qui tentaient de me quémander quelques sous. Ah ! L’argent. C’est bien l’une des choses que je ne regrette pas d’avoir laissé dans le monde des humains. C’est donc hautainement que je me retirais de cette rue et que je me faufilais au-dehors. C’est avec stupeur que je découvris alors le palais royal.

Celui-ci était, en ce jour, orné de lumière en tout genre, cachant avec finesse le côté froid et classique qu’il donnait en plein jour. Les bougies étaient toutes recouvertes de maints verres de couleurs bleus et rouges pour rendre l’ambiance festive et lourde. D’ici, l’alcool m’emplissait les narines et me mettait le cœur au bord des lèvres autant qu’il m’enivrait. La reine nous faisait donc dont d’un bal ce soir. Étrange, vu son état de santé du moment, elle ne pouvait guère se le permettre, du moins c’est ce que l’on racontait. Certes, je me devais plutôt écouter les commérages des Shinigamis et non ceux des humains. Mais ces temps-ci, je me dois d’avouer que Londres m’avaient pris plus de temps que prévue, question meurtre et tout ce qui s’y colle. Bien que la populasse se masse autour du château, soit pour admirer les lumières ou pour fanfaronner en tendant les invitations aux valets, je ne me laissais pas saisir par l’envie de les accompagner. Diable, j’ai réellement des restes d’humain en moi pour vouloir être avec eux si soudainement. Je soupirais en fermant les yeux puis sortit délicatement mon livre des morts qui, jusque-là, était invisible bien que caché sous ma veste de costume.

« Ferdinand Lannister, valet de la reine, mourra ce soir, le 8 septembre. Cause : Trahison envers la reine. Circonstance : Assassina. » Rien que ça ? Quelle aubaine, me dis-je avec ironie. Un papier cartonné me glissa des doigts et je le rattrapais de justesse. Je l’observais quelques secondes avant de comprendre de quoi il s’agissait. Une simple et médiocre carte d’invitation pour que je puisse me glisser sans ambages auprès des invités. Comme si j’avais besoin de cela pour attraper la simple âme d’un domestique. Cependant, je notais leurs gentillesses d’avoir déduit que j’aimais relativement le fait de me fondre dans la masse et d’écouter avec amusements les petites histoires du royaume avant d’accomplir ma mission. Il n’y eu donc qu’un petit sourire mesquin qui se dessina sur mon visage sur le chemin de la mort que je pris pour atteindre le palais. J’effaçais alors en moi tout ce qui rappelait un Shinigami. Ma façon de marcher se fit plus lente, moins sûre d’elle, mais tout de même ferme. Mon visage hautain s’estompa et laissa place à de nouvelles expressions, plus fades, plus douces, plus futiles. Mes mains agiles laissèrent place à de petits doigts hyper actifs qui ne pouvaient s’empêcher de toucher à tout. Je devenais un humain détestable pour cacher ma réelle identité.

C’est sans difficulté que je pavanais à mon tour en m’enfonçant dans la foule dansante du palais. Bien que beaucoup de regards furent portés sur moi pour ma taille enfantine et ma solitude, je n’y prenait garde et m’obligeait à prononcer des politesses à quelques gens. Je remarquais avec lassitude qu’aucun d’eux n’était amis avec la reine et que même cette dernière se trouvait être absente. Une idée me survola subitement. Serais-ce là une mise en scène pour l’assassina ? La reine ferait-elle partit du complot ? Si c’était cela alors le peuple était doté d’une bonne souveraine. Je retenais mon sourire tout en parlant à une vieille dame qui ne cessait de se plaindre des activités récentes d’un nouveau tueur en série. Je n’écoutais que d’une oreille, jetant quelque regard furtifs et discret à la salle.

Grande en temps normal, elle paraissait à présent minuscule tant de gens s’y était posés pour y danser vulgairement. Je remarquais quelques fissures au mur, que l’on pensait inaperçue aux regard des invitées grâce aux guirlandes farfelues qui embrasaient la salle d’une chaleur étouffante tant leurs couleurs jouaient sur les lumières. Plusieurs verres d’alcool trônaient sur les tables du buffet, la plupart étaient terminés, les autres ne tarderaient pas à finir entre des mains d’hommes insoucieux de leur santé. C’est avec plaisir que je vis la nappe blanche des grandes tables se mouver comme sous l’effet d’un coup de vent. Hélas, l’air ne pouvait guère passer ici, la tête me tournait tant que je ne pouvais qu’en être sûr. Ce n’est que quand une main apparut de dessous le tissu blanc que faillis rire aux éclats. Des enfants, des pauvres, des pathétiques, des inutiles tentaient de chipper les restes des nobles. Je me concentrais tout de même sur mon rôle maladroit et laissais la vieille femme seule avec quelques gestes plein de gentillesse et des paroles polies.

Un frisson me parcourut l’échine, je me retournais peut-être trop vivement pour voir de quoi il en était. Me reprenant, j’observais le domestique qui m’avait effleuré. Des cheveux courts et roux se dressaient en épis sur le haut de son crâne minuscule. Les cernes le marquaient et le tremblement de ses mains ne faisaient qu’accentuer le fait qu’il soit fatigué ou anxieux. Sa démarche n’en restait pas pour autant traînée. Son corps était bien trop musclé et trop robuste pour tomber sous la fatigue, il était aussi bien trop corpulent pour la pitié que l’on éprouvait en regardant son minuscule visage. Je le suivais un instant, tout en prenant garde à bien trébucher, en m’excusant, pour ne pas avoir l’air suspect. Tout en le suivant du regard, je réfléchissais à quoi diable pouvais-je m’amuser avec lui avant qu’il meurt ? Les idées fusaient dans ma tête, mais je n’osais les mettre à profit, de peur d’être déçu par la tournure que pourrait prendre les évènements. Je me savais trop sensible à ce genre de choses.

Cela commençait pourtant déjà. Alors que j’aurais pu suivre mon homme en dehors de la salle, je me retrouvais coincé par des humains inutiles et une musique peu agréable à mon goût. C’est sans se soucier de ma présence que les couples dansants me bousculaient. Il m’était impossible de passer au travers de cette fanfaronnade. Je n’étais pas du genre patient et j’étais surtout quelque peu énervé de savoir que ces ignobles créatures me retiraient le plaisir d’arracher ma victime à ce monde avant qu’elle ne se fane dans une torture suffocante. Je ne regardais point la femme sur laquelle je me lançais soudainement. Je faisais mine du moins de la regarder avec intérêt, mais je n’avais d’yeux que pour ma future victime. C’est pourquoi, la vue volontairement floue, je me courbais légèrement devant la dame et lui tendait gracieusement ma main droite. Peu m’importait qu’elle soit vieille ou jeune, trop petite ou trop grande, humaine ou démone, je ne faisait que me servir d’elle pour passer de l’autre côté de la cohue. Du coin de l’œil, je tentais de retrouver le valet tout en feignant voir la femme qui se tenait devant moi.

« M’accorderiez-vous cette danse, ma Dame ? »
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MessageSujet: Re: Etre au pire endroit, au meilleur moment. ( PV : Lenny )   Sam 3 Sep - 9:09

«Peut-on me rappeler pourquoi je suis là ? » soupira intérieurement Lenny, comme si quelqu’un allait lui répondre.

Elle était coincée – oui, oui, vraiment coincée – entre deux nobles lourdauds et patauds, qui empestaient l’alcool. Elle soupira de nouveau. Qu’est ce qu’il ne fallait pas faire pour une réputation !
Les lumières vives du Buckingham Palace l’aveuglaient, malgré la beauté que cela conférait à la salle.

L’ambiance était festive, on dansait, buvait, un buffet était dressé dans un coin de la salle, des serveurs vagabondaient entre les nobles présents, proposant à qui désirait des coupes de champagne, de vin et d’autres alcool...
Ces verres finissaient le plus souvent vides sur l’une des tables prévues à cet effet, tandis que leur ex-propriétaire en reprenait un autre, et ainsi de suite jusqu’à parfois ne plus voir ses pieds tellement il était ivre.

Quel chaos.

Elle qui pensait que la foule serait moins nombreuse à l’intérieur qu’à l’extérieur... quelle erreur. La salle qui était si grande d’ordinaire en devenait minuscule, remplie de tous ces nobles, avec cette musique, ces couples qui dansaient joyeusement...

Déjà que ça avait été un calvaire pour rentrer, avec tout ces gens qui se massaient devant l’entrée, soit pour admirer la décoration qui donnait de la vie au château d’habitude si terne, soit pour présenter à leur tour une invitation et pénétrer dans la salle où se tiendrait le bal si convoité.
Et voilà qu’en arrivant dans la salle, malgré que les grandes et majestueuses fenêtres soient ouvertes sur des balcons tout illuminés eux aussi, pas un souffle d’air ne rentrait, et c’était un vrai four. L’odeur d’alcool et de nourriture se mêlait déjà, et certains avaient déjà consommé leur quota d’alcool pour la soirée, alors que le bal était à peine commencé.

Vraiment...
Toujours coincée entre les nobles ivres qui lui servaient de « compagnons », elle passa son doigt dans le col de sa robe blanche pour tenter de capter un peu d’air, geste dérisoire qui ne servit qu’à peu de choses.
Pourquoi avait-elle choisi ce bal en particulier ? Elle savait bien qu’elle devait aller à un bal, car cela faisait longtemps qu’elle n’avait plus fait de sorties dans la grande ville de Londres, du moins des sorties festives, et les gens, comme à leur habitude quand quelqu’un se « terrait » chez lui, commençaient à jaser.
Et bien sûr, sa mère morte, son père quasiment toujours absent, c’était à elle d’y aller.
Elle lâcha un nouveau soupir et sortit de son coin, vagabondant dans la salle, entre les danseurs. Elle avait l’impression que personne ne la lâchait des yeux, et devait certainement être toute rouge. Ce n’était pas tout les jours qu’on voyait une jeune fille de cet âge seule à un bal comme celui-là.

Décidant de prendre un peu l’air, elle tenta de traverser la salle pour rejoindre les balcons, tâche difficile avec la masse de danseurs qui s’agglutinaient dans la salle, sans compter les nobles à demi ivres dont Lenny ne voulait surtout pas s’approcher.
Elle tenta de se faufiler entre les gens, mais même sa petite taille ne pouvait rien faire pour l’aider. Elle finit par abandonner la partie, et repartit tant bien que mal dans le sens inverse. Elle n’y voyait rien, sa vue se brouillait, et elle était fortement incommodée par la chaleur. C’est pourquoi elle faillit percuter le jeune homme en costume noir qui venait galamment de s’incliner devant elle.
- M’accorderiez-vous cette danse, ma Dame ?
Lenny faillit jurer tout haut.
Pourquoi donc fallait-il que ça tombe sur elle ?! Tant que personne ne l’invitait à danser, elle pouvait tranquillement rester dans son coin, à attendre le moment où elle pourrait partir tranquillement, à faire tapisserie en quelques sortes. Par contre, si quelqu’un se mettait en tête de l’inviter à danser, elle ne pouvait décemment pas refuser, étant incapable de dire non à qui que soit.
Avec un imperceptible soupir d’agacement, elle plaqua un sourire qu’elle espérait être convaincant et rayonnant sur son visage et se saisit délicatement de la main du jeune garçon :
- Mais bien sûr, My Lord.
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MessageSujet: RE    Sam 3 Sep - 12:56

Sa réponse fut certes positive, mais elle disparut en un écho répétitif au milieu des danseurs amoureux. Dès que sa petite main se posa dans le creux de la mienne, je l'attrapais à la taille avec délicatesse tout en l'approchant de moi timidement, comme se devait de faire mon personnage. Ce n'est qu'après avoir profité du temps de mise en route, que l'on se devait d'avoir avant de commencer une danse, pour décider du chemin que je prendrais pour atteindre ma victime, que je fis attention à la jeune fille que j'emmenais sur la piste. Je me rendis compte avec plaisir que sa taille était un peu plus minime que la mienne. Nous étions donc, aux yeux des autres, que deux gamins dansant par amusement. Mais ma satisfaction se fana aussitôt. Me balançant de droite à gauche et tournant avec elle, ses yeux attirèrent toute mon attention. Outre le fait qu'ils paraissent las et quelque peu fatigués, ils étaient de cuivre. Une couleur peu anodine pour les humains. Mon corps se tendit légèrement, mais je gardais mon expression niaise tout en dansant. Se pouvait-elle être un shinigami ? C'était improbable. Je n'avais jamais vu de femme dans le milieu et encore moins une gamine de ce genre.

Pourtant, j'avais beau dire ce que je voulais, ce n'était pas qu'une gamine. Certes, elle était humaine, mais son regard était trop dur pour qu'elle soit niaise ou même naïve comme beaucoup de jeune fille de nos jours. Mais peut-être était-elle juste préoccupée par de médiocres problèmes d'humain. Je me lassais vite de faire attention à elle, ce n'était qu'un objet après tout. Je la laisserais en plan dès que mon chemin serait abouti. Je me dois d'avouer que c'était non seulement un bel objet mais qu'en plus il m'était bien utile. À côté de ma maladresse feinte, elle se déplaçait avec grâce et adresse. Ce fut presque elle qui m'emmena loin des danseurs. Avant même que la musique s'estompe, j'arrêtais notre cadence agréable. Ma victime était montée à l'étage et je me devais de laisser la chose avec qui j'avais dansé. Par pure habitude, je lui faisais quelques politesses. Me courbant gracieusement, je lui faisais don d'un sourire charmeur avant de lui parler d'une voix douce et envoûtante.

« Veuillez m'excuser, ma Dame, mais je me dois de rejoindre mon oncle, valet de la reine, qui me quémande à cette heure-ci. »

Je doutais qu'elle me laisse avec un grand sourire, ou même qu'elle me laisse tout court. Je l'espérais envieuse de rester au milieu de tous ces gens ivres. C'était tout à fait possible, les gamines aimaient se prendre pour des adultes en s'enivrant des mêmes boissons que leurs parents. Pour éviter qu'elle ne me gêne plus que cela, je lui rajoutais quelques mots...

« Je vous quitte, ma Dame. Faites d'autres heureux en dansant comme vous l'avez fait avec moi. »

C'est sans remords que je m'apprêtais à monter à l'étage. Priant pour que rien ni personne ne m'arrête.
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MessageSujet: Re: Etre au pire endroit, au meilleur moment. ( PV : Lenny )   Sam 3 Sep - 21:41

Le jeune garçon qui venait de l’aborder semblait être à peu près du même âge qu’elle, bien que sa tenue le fasse paraître un peu plus adulte. Attrapant doucement la taille de la jeune marquise, ils se préparèrent ensemble à la danse que l’orchestre n’allait pas tarder à commencer. 
Un peu plus grand que Lenny, il avait la taille idéale pour danser avec une fille de sa taille.  Ils ressemblaient à un couple de gamins qui dansaient gauchement, du moins, lui, il dansait gauchement. Très gauchement même. 
C’était assez amusant par ailleurs. Ce jeune homme semblait bien maladroit et, à chaque pas qu’il exécutait, on aurait dis qu’il allait tomber et entraîner tous ceux qui le toucheraient durant sa chute au sol avec lui. 
Un sourire pointa sur les lèvres de Lenny, non pas moqueur mais franchement amusé.
Il dansait vraiment très maladroitement, ses pas étaient gauches et Lenny était obligée de modifier ses mouvements pour ne pas qu’il lui écrase les pieds, entraînant sûrement sa chute ainsi que celle du garçon.
Ils dansaient donc, tentant tant bien que mal de ne pas percuter les autres couples. 
Pour leur propre sécurité, la jeune marquise estima préférable de s’éloigner du tas compact que formaient les couples entremêlés et se déplaça tranquillement mais sûrement vers un coin libre, où trônaient quelques fauteuils et un accès vers l’étage supérieur. 
Ils continuèrent de danser ainsi pendant quelques minutes, quand leur regard se croisa, et que, presque imperceptiblement, le cavalier de Lenny se tendit, comme prit d'un mauvais pressentiment. 
La jeune marquise de son côté, se demandait ce qui pouvait bien se passer pour que ce jeune homme se tende en voyant ses yeux. Sûrement que leur couleur étrange l'a surpris. 
En tout cas, elle, elle ne parvenait pas à détacher ses yeux des siens.
Il avait des yeux bruns, tout simplement, mais avec une petite touche de rouge, que l'on ne pourrait qualifier que de rouge sang. 
Elle n'avait jamais vu cette couleur dans l'oeil de quelqu'un, c'en était presque aussi surprenant que ses yeux ambrés!
La musique fini par s’estomper doucement, et le jeune homme stoppa leur danse quelques secondes avant la fin de la mélodie. 

L'adolescent se courba devant elle avec un sourire qui devait être charmeur, mais qui ne rendait son visage qu'encore plus niais aux yeux de Lenny. 

- Veuillez m'excuser, ma Dame, mais je me dois de rejoindre mon oncle, valet de la reine, qui me quémande à cette heure-ci.

Ah. Lenny ne désirait pas le laisser rejoindre son oncle seul, et, même si cela était sûrement très impoli, elle allait le suivre, qu'il le veuille ou non! 
Hors de question de rester ici seule, au milieu de ces gens qui devenait de plus en pus ivres au fil du bal. Elle se sentait de plus en plus mal à l'aise.
Avant qu'elle n'ait pu s'exprimer, son ex-cavalier éleva de nouveau la voix :
- Je vous quitte, ma Dame. Faites d'autres heureux en dansant comme vous l'avez fait avec moi.
 
Lenny sourit ironiquement en jetant un oeil à la foule. Pour sûr, ils allaient tous être heureux qu'une gamine de son âge viennent danser avec des vieux nobles lourdauds, pataux et bourrés. 
Se retournant vers le jeune homme, elle e rendit compte qu'il l'avait pris de vitesse et avait déjà monté quelques marches.
Soulevant délicatement le bas de sa robe, elle se précipita derrière lui.
- Attendez !
Il se retourna quand elle l'interpella et eut une mine déconfite durant quelques secondes seulement, de sorte que la petite marquise n'avait rien vu passer sur son visage.
Elle lui adressa un sourire qu'elle voulait joyeux:
- Je vous accompagne, j'en ai assez de cete fête, et cela empeste l'alcool en bas.
Puis, tentant d'être pus convaincante, elle battit légèrement des cils, prit une mine un peu appeurée et exala un léger soupir:
- Je suis désolée de m'imposer ainsi My Lord, mais bien que nous soyons au palai de la reine, j'ai bien peur de ces gens ivres qui seraient capables de n'importe quoi sous l'effet de l'alcool.

Qu'elle se sentait idiote en faisant ça. Elle en aurait bien rigolé si elle ne risquait pas de compromettre la fiabilité de son histoire à dormir debout.

Elle savait bien que cela était peu courtois, mais, elle s'en fichait un peu.
Il pouvait penser ce qu'il voulait, elle aurait cent fois préféré être malade et rester coincée chez elle que de se rendre ici. Alors, une occasion de s'eloigner de la foule se présenant, elle sautait dessus. 
Finissant de grimper les quelques marches qui le séparait du jeune homme, elle s'empara de son bras et lui fit un grand sourire qu'elle dériva en le faisant devenir quelque peu gêné.
"Finalement, ce n'était peut-être pas une mauvaise idée de venir à cette fête.", songea-t-elle. "c'est amusant! "
Elle se sentait dans la peau d'une petite fille turbulente qui faisait une nouvelle bêtise et elle adorait ça. En fait, c'était ausant de retomber en enfance !
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MessageSujet: Re: Etre au pire endroit, au meilleur moment. ( PV : Lenny )   Dim 4 Sep - 17:17

« Ah ! Vous les femmes… »

Maugréais-je d’une voix grinçante, me retenant de remplacer le mot « femme » par celui qu’était « humain ». Si j’avais été mortel et qu’une corde ou bien un couteau se serais présenté sur les escaliers que nous grimpions, je me serais suicidé sans aucun doute. Hélas, malgré la honte qui me submergeait de ne point pouvoir me débarrasser de cette gamine écervelée, je ne pouvais rien y faire ; Car, derrière le neveu maladroit d’un oncle mourrant, se trouvait un shinigami immortel qui se devait de se supporter pour l’éternité. Emmêlé dans mes réflexions bien inutiles, je ne fis guère attention au bras que la jeune demoiselle enroula autour du mien. Le pourpre de honte qui grimpait sur mes joues pouvait être pris pour de la gêne voir du plaisir à être en la compagnie d’une jolie demoiselle. Pour être belle c’est vrai qu’elle l’était, mais elle n’en restait pas moins qu’une inutile humaine. Moi qui avais un instant cru qu’elle était différente des autres jeunes filles de notre époque tant elle dégageait une aura agréable. Mais son sourire naïf et inutile qui se dessina sur ses lèvres retira d’un coup sec cette hypothèse et je me retrouvais un boulet au bras.

J'étais, malgré moi, quelque peu anxieux, cette jeune fille dont je ne connaissais point le nom, ne lâcherait pas prise de sitôt. Tout comme moi, l’odeur de l’alcool et les jeux adultes ne l’intéressaient guère et je sentais un elle le goût de l’aventure. Je pourrais certes l’effrayer, mais les humains sont bien trop bruyants quand la peur s’empare d’eux et je ne comptais pas attirer l’attention de tout le palais en me mettant à découvert en tant que Shinigami. Bien que beaucoup de solution s’offre à moi pour me débarrasser d’elle je n’osais les mettre en profit, de peur de me faire punir par mes supérieurs. La demoiselle était trop fragile d’apparence pour que je sache ce qui l’endormirais juste ou ce qui la tuerais. Je haïssais alors le fait de ne m’attarder que trop sur les hommes et non sur les femmes. Mais, qu’y puis-je ? Je détestais leur présence encore plus que celle d’un mâle. Je me dois de l’avouer, j’avais peur d’elles. Du moins, j’avais peur de tout ce qu’elles pouvaient croire dès que je leur susurrais des mots doux à l’oreille, de tout le mal qu’elle pourrait m’apporter si mes instincts d'humain prenait le dessus et que je me m’étais à aimer.

Les escaliers passés, nous nous retrouvâmes dans un grand couloir où seulement quelques domestiques de pacotille passaient et repassaient en nous adressant un sourire forcé. Les murs blancs qui encadraient le couloir étaient loin d’être simple. Ils me rappelaient les cathédrales que j’avais visité lorsque les morts se faisaient rare. Bien que la couleur soit anodine, le dessin que l’on avait sculpté dans la fine pierre était raffiné tout en restant discret. Sans que je détourne le regard vers ma fausse compagne, ils me rappelaient la robe de cette dernière. Les tableaux de famille ou de légendes anglaises dont les bords étaient cachés par un cadre de bronze, me rappelait ses yeux. Je n’y pouvait rien si elle ressemblait tant à une œuvre d’architecture. L’air boudeur pour cacher mon désarroi, je me rendis compte que je ne savais guère où était partie ma victime à présent. Il fallait donc que je me débarrasse de ce boulet de jeune fille qui me tiraillait le bras et l’esprit pour cette nuit.

Nous avancions à petits pas mesurés, autant pour que je prenne garde à bien marcher maladroitement que pour faire attention aux salles qui défilaient sous nos yeux. Trop peu étaient vide et quand elle l’était elle ne ressemblait guère à ce que je cherchais. Ce que je cherchais ? Un semblant de salle de réception où nous attendrions mon Oncle, pour ainsi dire. Ce n’est que quelques bonnes minutes plus tard que je trouvais ce qu’il me fallait. D’un geste galant, j’indiquais la salle à ma Dame et lui proposais d’entrer d’une petite courbette maladroite. Entrant à sa suite, je vérifiais que la salle était bien vide et que personne ne nous avait vu entrer. Tout cela dans une discrétion implacable, bien sûr. C’est le baume au cœur que je découvrit la pièce de mes yeux. Tout était d’un rouge teinté or, autant les sièges que les tables ou même les murs. Il fallait espérer que le propriétaire n’entrerait pas ici pendant un bout de temps ; Car, pour de si beaux meubles, il fallait que ce soit un homme puissant et riche donc coriace et difficile à convaincre si nous ne disposions point d’argent. Je réfléchissais de suite à un quelconque mensonge, au cas où cela arriverait. Cependant je laissait cela de côté, un plan trottinait dans ma tête pour endormir la jeune fille collante avant de repartir à la recherche de ce Lannister, mon adorable victime. J’espérais qu’elle ne mourrais pas, pour éviter les ennuis, mais je devais m’y risquer, elle n’était peut-être pas si fragile que cela. C’est avec un sourire gêné que je lui présentais la salle.

« C’est la salle de réception qu’offre la reine à ses valets. Nous devrons l’attendre ici, ma Dame. J’espère pour nous deux qu’il arriveras à temps, ces temps-ci, ma chère, il est quelque peu malade. Cela ne vous dérange point d’attendre ? »
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MessageSujet: Re: Etre au pire endroit, au meilleur moment. ( PV : Lenny )   Dim 4 Sep - 19:44

Franchement, parfois, la petite marquise se trouvait vraiment trop gamine, mais qu’est ce que c’était marrant !
Elle jeta un coup d’œil en coin à mon compagnon et retint à grand peine un fou rire. Le garçon marmonnait des paroles incompréhensibles mais sûrement guère aimables, et son visage, bien qu’il tentait de le cacher, indiquait clairement qu’il adorerait avoir un couteau ou une corde sous la main, soit pour la charcuter, soit pour se charcuter.

Il était rouge, vraiment rouge, on aurait dit un mauvais acteur qui venait de se faire bombarder de tomates bien mures.
Lenny sourit, elle ne devait pas être loin d’être aussi rouge que lui, et il ne faut pas croire que c’était parce qu’elle était au bras d’un garçon, qui, elle devait en convenir, était plutôt mignon de visage. C’était seulement qu’elle se mordait les joues pour ne pas éclater de rire devant le mauvais tour qu’elle venait de lui jouer en lui imposant sa présence.
Elle sentait bien que le jeune homme réfléchissait intensément, et se doutait qu’il cherchait à se débarrasser d’elle.
Et elle ne comptait pas le lâcher.
C’était amusant, et il y avait assez longtemps qu’elle ne s’était pas amusée comme cela.
Quel plaisir. Ils finirent de grimper les longs escaliers de marbre blanc et se retrouvèrent tout deux dans un grand haut d’une blancheur immaculée, dont les fines gravures cuivrées mettaient un peu de raffinement sur ces murs immaculés exempts de délicatesse, si je puis dire ainsi.
L’odeur de l’alcool ne la gênait désormais plus, ils étaient assez loin de la salle de bal pour être tranquilles de ce côté-là.
Bien sûr, l’on trouvait encore quelques personnes, ivres ou non, serveurs ou nobles, mais l’ambiance était bien plus agréable que dans la salle principale.
Les deux jeunes gens traversèrent des salles toutes plus luxueuses les unes que les autres, éclairées comme un arbre de Noël.

Lenny glissa un nouveau coup d’œil au jeune garçon, qui adoptait désormais un air un peu boudeur, et elle se retint de nouveau de rire.
Elle avait vraiment envie de rire, en ce moment. Elle commençait à se demander si elle n’avait pas ingéré quelques substances euphorisantes. A cette idée, elle ne put retenir un léger gloussement, qui aurait été bien plus for si elle ne s’était pas retenue à temps.
Elle soupira imperceptiblement en considérant la situation.
Il allait vraiment falloir qu’elle se maîtrise, elle devenait de plus en plus bizarre ces derniers temps.
Le jeune homme dont elle tenait le bras devait la prendre pour une dinde gloussante, tant elle se comportait et rigolait sans vraiment le faire exprès comme les autres jeunes filles de son âge.
Cette pensée faillit lui arracher un sourire, mais elle se reprit bien vite.
Elle n’était pas comme ces idiotes qui ne pensaient qu’à leur apparence.

Elle arrêta de penser à cela et se concentra sur leur marche.
Son compagnon forcé avançait à petits pas, et marcher aussi maladroitement qu’il dansait.
Il faillit bien s’emmêler plusieurs fois les pieds, et elle était obligée de calquer son pas sur le sien pour qu’ils ne tombent pas. Ils n’allaient jamais arriver à destination, si cela continuait ainsi !
Elle poussa un soupir exaspéré et pressa légèrement le pas, tirant un peu sur son bras pour l’obliger à suivre la cadence.
Elle tourna la tête et lui adressa un sourire rayonnant, puis repartit de plus belle.
Les salles défilaient, et le jeune homme qui marchait désormais à l’allure forcée de sa compagne s’arrêta d’un coup et fit une courbette, désignant galamment une salle vide, d’un rouge profond aux gravures d’or.

- C’est la salle de réception qu’offre la reine à ses valets. Nous devrons l’attendre ici, ma Dame. J’espère pour nous deux qu’il arrivera à temps, ces temps-ci, ma chère, il est quelque peu malade. Cela ne vous dérange point d’attendre ?
- Non, bien sûr, répliqua-t-elle doucement.

« C’est tellement rouge que l’on pourrait croire que quelqu’un avait assassiné une bonne dizaine de personnes ici, avant de récolter leur sang et de peindre les murs et de teindre les fauteuils avec. » Songea ensuite la jeune fille.
Puis elle imagina la scène et un petit son étranglé sortit de sa gorge tandis qu’elle chassait bien vite l’image peu ragoutante de son esprit.

S’asseyant dans un fauteuil rouge sang aux gravures d’or – comme le reste de la salle – elle détailla la pièce et le jeune homme, qui paraissait s’impatienter.
Un silence pesant se posa, qui fut vite brisé par l’arrivée d’un domestique qui portait un plateau rempli de coupes de champagne et se dirigeait rapidement vers la salle de bal. Il était grand et roux, et semblait en mauvais état, avec un teint maladif et d’énormes cernes sous les yeux.
Se tournant vers le jeune homme, elle parla si doucement qu’elle cru un instant qu’il ne l’avait pas entendue :
- Serai-ce votre oncle, My Lord ?


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MessageSujet: Re: Etre au pire endroit, au meilleur moment. ( PV : Lenny )   Mar 6 Sep - 10:34

Mon oncle ? Un instant je crus qu’elle divaguait, que son esprit ce fut, suite à l’odeur enivrante, emporté dans un autre monde. Hélas, c’était moi qui m’étais inventé cet autre univers. Je faillis oublier mon personnage de petit humain maladroit. Je ne m’étais que trop concentré sur le cou de la jeune fille, cherchant une quelconque astuce pour y planter un doigt et ainsi la plonger dans une inconscience parfaite. Cela m’aurait suffi à prendre la fuite et échapper au faux décor que je lui avais présenté, hélas il se trouve que c’était bel et bien une salle de réception dédié aux valets. Du moins, c’est ce qu’il me sembla quand ma victime fit son apparition encore plus exténuée que précédemment. Ce Ferdinand nous adressa un bref sourire, posa son plateau qui lui avait apparemment servit uniquement d’accessoire puis, presque à bout de souffle, tant la peur le prenait, il frappa à la porte qui rejoignait une autre salle à celle-ci. Que faire ? Que dire ? Qu’expliquer comme mensonge à présent ? Je soufflais un bon coup, feignant le désespoir. Je m’approchais de ma compagne, ne quittant pas des yeux ma victime. Avec une voix enrouée, je chuchotais à la jeune fille quelques mots, qui, je l’espérais, rattraperais le tout.

« Oui, ma Dame, c’est bien lui. Hélas, la démence s’est emparé de lui, m’a-t-on dit… Tant qu’il ne puit me reconnaître. Je ne l’avais jamais vu comme cela… »

Pour faire paraître le mensonge quelque peu plus véridique, bien que j’aie confiance en mes talents d’acteurs, je m’approchais de ma victime. Avec un peu de chance, je pourrais lui faire croire que j’étais bel et bien son neveu. Dans un torrent de désespoir, je me lançais sur lui en lui attrapant le bras, manquant de déchirer les coutures qui tenaient la manche à son juste corps. Il se retourna vivement et me fixa de ses gros yeux globuleux s’accordant si mal avec son petit crâne et ses cheveux roux. Ce qu’on dit à toujours été vrai, d’après mon expérience : La prochaine victime de la mort la reconnaît sans faillir. Aussi, la crédibilité ne me jouait pas défaut cette fois. La façon dont il me fixa donna l’impression qu’il me reconnaissait soudain.

« Mon Oncle… » Lui dis-je, d’un ton grinçant de tristesse.
« Oncle ? »
« Oui, mon oncle c’est moi, votre neveu, Clément, ne vous souvenez donc vous pas ? »
« Idiot ! Je n’ai pas de neveu et encore moins de frères et sœurs ! »
« Mais ! Mon oncle… »

Quelques larmes ruisselèrent sur mes joues enfantines. Il me rejeta d’un grand coup de bras qui me valu une chute déplorable au sol. Quant une voix féminine l’interpella de l’autre côté de la porte, il entra et me laissa seul avec la jeune fille et mon faux désespoir. Il était parti avec une expression si atterrée que le mensonge de sa démence se pouvait être vrai. Je me relevais, titubant, pitoyable… Comme un humain. Je me retournais vers la jeune fille, toujours debout à regarder la scène. Les bras ballant je me dirigeais vers elle. Puis, à son niveau je me laissais tomber sur elle, pitoyable, inutile. Je feignais le besoin d’être réconforté. Puis, d’une main douce et étrangement habile pour mon personnage, je lui attrapais le cou, me reculais comme si sa bouche m’attirait, comme si les cendres de sa chevelure m’enivraient. Comme si l’amour m’avait épris le cœur… Tsss, quelle ironie. Mes lèvres s’approchèrent alors des siennes. Hélas, elles ne se touchèrent point. À la place, mon pouce s’enfonça violemment entre sa nuque et son poitrail, un point culminant entraînant une perte de conscience de quelques minutes…
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MessageSujet: Re: Etre au pire endroit, au meilleur moment. ( PV : Lenny )   Mar 6 Sep - 14:58

Une ombre d’incompréhension traversa le visage du jeune homme qui faisait face à Lenny, comme s’il était surpris de voir le domestique ici. Les sourcils de la jeune marquise se soulevèrent imperceptiblement, elle était un peu sceptique. Pourquoi cette réaction ?
Son interlocuteur se reprit rapidement, et en moins d’une seconde il avait de nouveau le visage d’un jeune garçon confus et triste.
Le domestique adressa un léger sourire aux deux adolescents, et se détourna d’eux comme s’il n’avait que faire de la présence de ces deux là ici.
Lenny fronça de nouveau les sourcils, le vieil homme exténué n’ayant fait aucun mouvement vers son « neveu ».
Bizarre.
Il aurait du le reconnaître, non ? Le saluer, demander des nouvelles, ce qui l’amenait ici, quelque chose dans ce genre là, non ?
La jeune fille continuait de réfléchir à cette attitude surprenante quand elle entendit la voix de son compagnon forcé à son oreille, qui chuchotait quelques mots d’une voix sourde et désemparée, mais qui sonnait un peu fausse.
Il y avait quelque chose qui clochait mais elle ne parvenait pas à mettre la main dessus.
...
... Bah, ce n’était qu’une impression après tout. Sans plus y faire attention, elle porta son attention sur les mots qui sortaient en flots continu de la bouche de son interlocuteur.

- Oui, ma Dame, c’est bien lui. Hélas, la démence s’est emparé de lui, m’a-t-on dit… Tant qu’il ne puit me reconnaître. Je ne l’avais jamais vu comme cela…

Elle haussa de nouveau un sourcil. Ne lui avait-il pas dit qu’il était malade ?
Il n’avait jamais mentionné une quelconque démence.
L’incompréhension passagère du jeune homme au début, le fait que l’homme n’ait pas reconnu son prétendu « neveu », la voix qui sonnait un peu fausse, cette impression bizarre, le fait qu’il ait, visiblement, « oublié » de mentionner la prétendue démence de son oncle, tout cela amenait la jeune fille à penser que son interlocuteur lui avait menti quelque part et mijotait un truc. Maintenant, il fallait savoir quoi.

Soudain, un sourire pointa sur les lèvres de Lenny tandis qu’elle réfléchissait.
Elle devenait vraiment parano.
Tandis qu’elle chassait ces pensées de son esprit, elle observa la scène qui se déroulait sous ses yeux.

L’adolescent s’était approché de l’homme et lui avait visiblement servi la même chose qu’à la marquise, comme quoi il était son neveu et qu’il ne comprenait pas pourquoi il ne le reconnaissait pas...
Sans faire attention à ses supplications, l’homme rejeta soudain son interlocuteur d’un coup de bras, qui s’affala misérablement sur le sol, non loin de Len.

Une voix féminine retentit, le prénom « Ferdinand » claqua dans l’air et le valet se retourna, rentrant avec une miné atterrée qui pouvait éventuellement valider le fait qu’il perdait la tête.
La porte bougea légèrement, et le valet ayant disparu, les deux jeunes gens se retrouvèrent seuls, de nouveau.

Le garçon se releva en titubant, les bras ballants le long de son corps.
Il semblait pitoyable, abattu, triste à en pleurer.
Il semblait ne pas comprendre ce qui se passait, comme si la situation échappait à son contrôle. Vacillant sur ses jambes maigres, il se retourna vers Lenny, s’approcha et se laissa tomber sur elle, comme en quête de réconfort, d’aide...
Il avait la tête dans ses cheveux et elle vacillait sous son poids, car il s’appuyait sur elle, bien qu’il n’appuie pas de toutes ses forces.
Elle grimaça, ne sachant que faire, quand il lui saisit doucement le cou, recula d’un pas et approcha ses lèvres des siennes.
La réaction de Lenny fût purement instinctive : écarquillant les yeux, elle balança violemment sa tête vers la sienne, écrasant son nez qui produit un craquement sinistre.
Se dégageant après son geste, elle fit un bond en arrière :

- Aaaah ! On peut savoir à quoi vous jouez ?!
vitupéra-t-elle en tentant de garder son calme.

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